Les Complexes et la notion de livre-application

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La Poule ou l'Oeuf ?Les Complexes est une association qui propose ce qu’elle appelle « le premier logiciel de Livre applicatif », La Poule ou l’Oeuf. Pour imaginer la forme que pourrait prendre les livres réalisés à partir de ce logiciel et pour faire une proposition innovante, Les Complexes ont mené une réflexion intéressante sur le livre et son adaptation au numérique, accessible sur leur blog. Mais qu’entendent-ils par la notion de livre-application ?

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Il est difficile de présenter « le livre-application » sans reprendre la définition proposée par Les Complexes, c’est pour cette raison que je vous en donnerai les idées principales, tout en vous invitant à découvrir leur réflexion concernant le livre et la manière dont ils sont passés de la réflexion à la réalisation d’un nouveau moyen pour éditer les livres sur Internet.

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  • Le livre-application s’oppose au livre statique, car il permet une exploitation et une évolution des contenus.

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  • Il s’agit d’un livre qui prend la forme d’un site tout en en gardant certaines caractéristiques, notamment dans sa présentation (cf. page de titre, sommaire, marque page, etc…).

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  • Une forme de livre qui offre une plus value à cet objet en utilisant les possibilités offertes par le numérique. Par exemples, il est possible d’en extraire certaines données ou d’y intégrer un flux RSS.

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  • Un livre qui se veut une interface d’échanges en offrant la possibilité de poster des commentaires sur un chapitre.

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  • Un livre qui peut également être imprimé et dont le travail intellectuel de l’auteur est respecté, en cela qu’un tout un chacun ne peut pas y apporter des modifications.

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Pour découvrir comment peut prendre forme ce type d’ouvrages, qui peuvent être aussi bien réalisés par des professionnels ou des amateurs, découvrez la démo proposée par l’association.

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Articles publiés par Les Complexes, conseillés dans le cadre de notre réflexion:

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Définir la notion de livre service

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Un nouveau service lié au livre

Avec le numérique, le livre n’est plus un support indépendant. S’y greffe des services qui permettent de s’adapter aux pratiques des internautes. Ainsi, le guide de voyages est-il de plus en plus souvent associé avec des audio-guides qui permettent de découvrir une ville sans avoir à lire les informations, disponibles grâce au téléchargement de fichiers compatibles avec les lecteurs MP3 ou les téléphones mobiles.

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Cette notion a été mise en avant par Nathalie Quint et Hadrien Guardeur durant le BookCamp qui s’est déroulé à Paris en juin 2008, puisqu’ils intervenaient dans l’atelier intitulé : « Du livre personnalisé au livre service. » Mais qu’entendons-nous par « livre service » ? En quoi représentent-ils une évolution du livre personnalisé ?

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Définition. Avec le numérique de nouvelles potentialités s’offrent au livre et notamment celle d’associer au contenu textuel des ressources complémentaires qui passent par l’association d’autres médias. Le livre service est donc un ouvrage qui n’est plus uniquement destiné à être lu, mais qui proposent au lecteur de faciliter son accès à certaines informations ou d’offrir des applications qui s’adaptent à des situations particulières. Ainsi, cette évolution du livre est-elle en lien avec le mouvement de personnalisation des contenus, puisqu’il s’agit alors de s’adapter aux pratiques des lecteurs en offrant des services annexes.

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De la théorie à la pratique. Dans les faits, quels services sont offerts dans ces livres ? Les guides de voyages semblent être relativement avancés sur la question. En effet, disponibles sur Internet, ils proposent un certain nombre de services. Le site cityzeum.com en est une bonne illustration. Outre les guides de voyages visualisables sur Internet, ce site propose une version imprimable, une version audio mais également des guides visibles sur mobile et GPS, avec toutes les possibilités que ces outils offrent. Ainsi, le GPS va m’indiquer directement comment me rendre à l’endroit que je souhaite visiter ou au restaurant qui se situe non loin de ce lieu. Les audio-guides me donnent quant à eux la possibilité de découvrir un lieu sans avoir les yeux rivés sur le livre.

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Les enjeux du livre service. Tous les types d’ouvrages disponibles sur Internet peuvent offrir des services adaptés aux contenus qu’ils proposent et aux pratiques de lecture qui y sont liées. Ils sont intéressants dans le cadre de notre problématique en cela qu’ils offrent une plus-value au livre et nécessitent une adaptation de la part des éditeurs qui doivent se familiariser avec ce type d’outils. Ils suscitent néanmoins des interrogations, notamment concernant le fait qu’ils soient payants ou pas. En effet, si les services proposés par le site cityzeum sont gratuits, les internautes sont-ils prêts à les payer ?

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Je suis assez ignorante concernant les éditeurs qui proposent des livres service dans les autres secteurs éditoriaux. Alors, si vous en connaissez, n’hésitez pas à nous en faire part via les commentaires !

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Source : La Feuille, http://lafeuille.homo-numericus.net/tag/livre-personnalise.

Le roman personnalisé et le marché du livre numérique

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Pour pouvoir se rendre compte des possibilités offertes par les éditions Comédia ainsi que de la place que peut occuper leur production dans le marché du livre (papier comme numérique), le mieux est de tester le service proposé. C’est donc ce que j’ai fait ! Bien sûr, le test n’est qu’un simple aperçu, ne pouvant me faire commander un livre entier, mais cela m’a permis d’en observer quelques aspects.

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Des livres cadeaux avant tout. Comme cela est précisé sur le site, il s’agit d’ouvrages destinés à être offerts, « un cadeau unique et original », certes, mais un type de livre que l’on achète pour une occasion particulière. Ce sont ainsi des livres gadgets, qui ne rentrent pas directement en concurrence avec les ouvrages publiés par les éditeurs traditionnels.

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Une réalisation fastidieuse. En outre, même si ce type d’ouvrages peut plaire, le temps nécessaire pour remplir tous les champs peut constituer un frein (il y a, selon un communiqué de presse des éditions Comédia, pas moins de 550 champs à préciser par livre). En effet, pour l’extrait-test, je n’en avais que 20 et cela m’a pris un certain temps, qui saura d’autant plus important si l’ouvrage est destiné à être offert, puisque la volonté de réaliser un ouvrage pour que la personne puisse se retrouver, entraînera son « auteur » à bien réfléchir pour remplir tous les champs.

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Le contenu. En ce qui concerne le contenu offert, nous ne pouvons pas dire qu’il ait un grand intérêt d’un point de vue littéraire (et cela, sans faire preuve d’élitisme). Ces romans ont d’abord un intérêt en cela qu’ils mettent en scène la personne pour laquelle ils sont destinés. D’autant que selon la manière dont sont remplis les champs, certaines erreurs apparaissent. Mais peut-être « l’intervention de [leurs] rédactrices et rédacteurs » est-elle là pour pallier à ces problèmes.

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Des ouvrages que l’on peut qualifier de « numériques » ? Telle est la question. En quoi pouvons-nous dire qu’ils font partie des livres numériques ? Certes, c’est grâce à un logiciel informatique que ce type d’ouvrages peut être proposé et c’est Internet qui met en relation les éditions Comédia avec ses clients potentiels, mais c’est tout. Premièrement, ils sont destinés à être imprimés. Ensuite, le web 2.0 offre des possibilités bien moins fastidieuses pour réaliser des ouvrages personnalisés. En effet, selon Hadrien Gardeur, promoteur de Feedbooks, le fait de rentrer manuellement les informations sera, dans un futur plus ou moins proche, quelque chose de dépassé :

À l’avenir [explique-t-il], tout nouveau site, puisant dans vos paramètres (issus de ces mêmes standards) sera capable de s’adapter à vos besoins. « Ainsi, quand vous arriverez sur votre site sportif préféré, il sera capable de mettre en avant les dernières informations sur le basket (car il aura vu dans votre APML que c’est l’un de vos sports préféré)”. (citation tirée du site La Feuille)

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Ainsi, la production de romans personnalisés comme le propose le site monroman.com ne remet pas en question le rôle de l’édition traditionnelle, non seulement parce qu’elle apparaît comme étant anecdotique, ne répondant qu’à une demande ponctuelle et très spécifique. De plus, nous pouvons préciser qu’un travail éditorial relativement artisanal est effectué sur les livres et que le but de ce site est de réaliser des ouvrages papiers.

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Ci-dessous, la présentation du test, avec la feuille de champs à remplir et le résultat. Pour les lire, cliquer sur les images :

Ensemble des champs à remplirLe résultat

Intuitions concernant l’avenir de l’édition

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Numérique vs Edition ?

Nous ne sortirons pas nos boules de cristal pour tenter de découvrir quelle sera l’issue du face à face entre l’édition traditionnelle et le numérique, mais nous allons proposer notre vision de la situation. Et si le problème résidait dans l’opposition communément réalisée entre numérique et papier ?

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Peut-être nous faisons-nous de faux espoirs en pensant que les éditeurs ne sont pas menacés par les ebooks et autres supports numériques, simplement parce qu’ils n’engendrent pas les mêmes pratiques de lecture. En effet, si nous n’imaginons pas la possibilité de lire de longs textes sur écran aujourd’hui, ni celle de ne pas avoir un contact physique avec le livre, cela sera-t-il le cas des générations à venir, nées avec ces nouvelles technologies et appelées « natives » ?

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Peut-être sommes-nous utopiques d’imaginer que les éditeurs soient indispensables à la production de livres, qu’ils soient papiers ou électroniques, non seulement pour le travail de mise en page des textes mais également pour celui de sélection qu’ils réalisent en amont. Peut-être est-ce absolument inepte de se dire que n’importe qui ne peut pas devenir éditeur parce que son rôle fait appel à un certain nombre de compétences mais aussi parce qu’il est indispensable dans un contexte où la masse d’informations disponibles sur Internet permet de mettre en avant son rôle de garant d’une certaine qualité de contenu (même si celui-ci peut être contesté).

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Peut-être, tout simplement, les éditeurs, par leur immobilisme, laisseront-ils des acteurs extérieurs au monde du livre prendre en main l’édition électronique, refusant de cette manière les possibilités d’extension de l’offre que permet le numérique.

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Peut-être allons-nous avoir une vision quelque peu différente au fil des articles que nous publierons sur notre blog. En tous cas, selon nous, à l’heure d’aujourd’hui, le livre numérique ne fait pas concurrence au livre papier dans son ensemble, car il engendre des pratiques de lecture spécifiques (difficulté de lire de longs textes, services complémentaires associés, etc.). Cependant certains domaines de l’édition, tel que le secteur universitaire, sont remis en causes par ces nouvelles technologies du livre et doivent prendre en considération ces nouveaux supports pour s’adapter à leur public et perdurer. Or, même dans ce contexte, il ne s’agit alors pas de parler de « mort des éditeurs » mais d’adaptation aux nouvelles données du marché, car par le travail qu’ils effectuent sur le texte, ces professionnels du livre apparaissent indispensables pour assurer la qualité des contenus et leur mise en page, tout aussi nécessaire pour en assurer la lisibilité.

Le roman interactif personnalisé

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Aperçu du site monroman.com

Présentation du site monroman.com, spécialisé dans les romans intéractifs personnalisés. Ce type d’édition ne fait pas directement concurrence à l’édition traditionnelle, mais engendre un certain nombre de questions la concernant.

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Un concept nouveau adapté au roman. Les éditions Comédia, par la création du site Web monroman.com, ont introduit un nouveau concept dans le monde de l’édition qui amène à repenser la notion même de roman : le roman interactif personnalisé. Avec ce nouveau concept, les éditions Comédia proposent de devenir auteur à partir d’une certaine somme monétaire.

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Le principe est celui-ci : le client choisit un roman source écrit au préalable par un auteur et introduit différentes variables, tel le nom du héros, sa profession, ses qualités et ses défauts, etc. De cette manière, est créé un texte adapté en fonction des paramètres enregistrés par le client. Une application informatique du contenu, accompagnée de l’intervention des rédacteurs des éditions Comédia pour harmoniser le texte, permettent la production d’un roman personnalisé et font du client le co-auteur du texte. Le concept de roman personnalisé d’une part, et interactif d’autre part, tend à repenser certains fondements de l’édition.

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Le roman personnalisé invite à interroger le statut d’auteur tel qu’il est pensé à travers la formule que propose monroman.com. Les éditions Comédia adoptent une posture qui vise à professionnaliser le client et sa démarche par la terminologie employée ; le client est qualifié de co-auteur et la personnalisation du contenu est vue comme la création d’un scénario. Cette forme d’édition où l’auteur paie un éditeur pour faire éditer son texte se rapproche alors de l’édition à compte d’auteur, forme d’édition où l’auteur reste propriétaire des droits d’auteur et où le co-auteur, participant à une œuvre de collaboration, dispose des mêmes droits. Pourtant, dans ce cas, si l’on s’en tient au code de la propriété intellectuelle, les principes aux fondements de la notion d’auteur ne sont pas appliqués puisque nulle part n’est évoquée sur le site la question du droit moral de l’auteur. Ici réside peut-être toute la difficulté : il n’est guère approprié de parler ni d’auteur ni de client et c’est à juste titre que prendrait sens le concept de « pro-sommateur », terme employé par Sarah Lloyd dans Un manifeste de l’éditeur numérique, pour définir la personne à l’origine du roman personnalisé.

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Le roman interactif remet en cause le rôle de l’éditeur. L’interactivité s’oppose d’emblée au livre figé tel qu’il est conçu traditionnellement. L’éditeur doit s’adapter à un contenu mouvant et penser désormais le texte source comme une base qui sert de référence seulement. L’éditeur n’est donc pas exclu dans ce nouveau concept et il a son rôle à jouer. Néanmoins, dans ce cas, il ne s’agit pas d’édition à compte d’éditeur puisque le produit n’est pas conçu pour être inséré dans la chaîne commerciale du livre, et il ne s’agit pas non plus d’édition à compte d’auteur à proprement parler puisque l’œuvre n’est pas régie par la législation de la propriété intellectuelle. Ainsi, ce mode d’édition qui se situe entre édition traditionnelle et prestation de service, n’est pas clairement limité.

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Un concept qui introduit de nouvelles façons de penser l’édition traditionnelle et ses fondements. Les éditions Comédia se positionnent pourtant difficilement entre un concept proche du « roman gadget » et un concept novateur qui, qu’on le veuille ou non, opère un glissement dans le rôle de l’édition et de l’éditeur. Aux contours flous, ce nouveau mode d’édition n’a pas encore trouvé de signifiant qui se situerait entre « l’édition à la demande » et « l’édition interactive personnalisée », et opérerait sa finalisation.

Après la Vidéo On Demand, le Text On Demand ?

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Alors que le support papier induit une logique d’offre, le support numérique induit une logique de demande. L’impression à la demande (Print On Demand) permet au lecteur de choisir le support de réception de son texte, à savoir papier ou numérique. Aujourd’hui, de plus en plus d’éditeurs en ligne, tel Feedbooks, proposent au lecteur de choisir le format numérique dans lequel il souhaite recevoir son texte, format choisi en fonction des supports que sont par exemple le Kindle d’Amazon ou le Reader de Sony. Le rapport au livre s’en trouve modifié et le rôle de chacun des acteurs de la chaîne traditionnelle du livre est à repenser en fonction de la donne numérique.

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Prenons l’exemple de Feedbooks. Avec des acteurs comme Feedbooks sur le marché de l’édition, l’économie de cette dernière tend à se rapprocher d’une économie des pure players où tout passe par Internet et où le domaine d’activité est le numérique et ses liseuses. Si le travail éditorial sur le contenu reste le même, il n’en va pas de même pour les derniers maillons de la chaîne traditionnelle du livre. Avec ce système, l’interaction entre le lecteur et l’éditeur est renforcée, en revanche celle du lecteur avec son libraire est mise à mal. Suite au rapport Accueillir le numérique ?, établi pour le Syndicat de la librairie française, Audrey Williamson a rendu compte des changements à prendre en compte dans le métier du libraire dans un article intitulé Le libraire du XXIe siècle.

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Et le libraire ? Si l’éditeur s’adapte au numérique, une fusion entre maison d’édition et librairie ne serait pas inconcevable. On voit déjà des éditeurs en ligne, tel LePublieur.com, proposer des vitrines thématiques et virtuelles de leur catalogue. C’est pour cette raison que le libraire a la nécessité d’utiliser les potentialités du numérique, au-delà de l’opposition entre technophobes et technophiles, pour continuer à jouer son rôle d’intermédiaire entre l’éditeur et le lecteur, en tant qu’ultime maillon de la chaîne du livre. Audrey Williamson imagine des possibilités « d’indexation et référencement des contenus, feuilletage en ligne, newsletter, agenda d’événements, forums de lecteurs, réseaux sociaux, critiques de livres, géocalisation, commande d’ouvrages, etc. » afin que le travail de médiation entre l’offre éditoriale et le lecteur soit renforcé et non abandonné.

Ebooks et édition électronique

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Pub pour le Reader SonySur son site, Sony présente son nouvel ebook comme une révolution. Pourtant, cette publicité est révélatrice du fait que le livre numérique est envisagé comme une métaphore du livre papier, ce qui remet en cause son aspect révolutionnaire et engendre certaines limites.

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Sur le blog homo-Numericus, Marin Dacos a publié un article intitulé « Livre numérique : la révolution attendra encore un peu », dans lequel il propose une critique des liseuses qui sont actuellement sur le marché, en évoquant les possibilités qu’elles offrent mais également leurs limites.

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Son approche est très intéressante car il ne se contente pas de soumettre les résultats des tests qu’il a réalisé auprès du Sony Reader, mais dénonce la conception actuelle, selon laquelle les ebooks doivent ressembler aux livres papiers, alors qu’ils devraient être pensés indépendamment de l’objet-livre. Ainsi, selon Marin Dacos :

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Portable, léger, de lecture confortable, ressemblant au livre à s’y méprendre, la liseuse constituerait la solution de l’édition face à la révolution numérique. Et pourtant, le compte n’y est pas.

Les liseuses aujourd’hui présentent les défauts du livre et quasiment aucune des qualités du texte numérique.

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Les ebooks, métaphores du livre : limites. L’un des problèmes des liseuses présentes actuellement sur le marché réside dans le fait que les producteurs de livres numériques sont actuellement dans une logique de numérisation, c’est-à-dire de copie des formats papier, et non de production éditoriale propre aux supports électroniques. De ce fait, un bon nombre des possibilités offertes par le numérique, comme les liens hypertextes, ne sont pas encore mises en oeuvre.

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« L’objet de l’édition est le texte. » Marin Dacos propose une réflexion intéressante sur le travail de l’éditeur, que l’on a tendance à limiter à l’objet-livre mais qui est pourtant plus généralement un travail sur le texte. Cela laisserait ainsi à ces professionnels du livre une place importante au sein de l’édition dite électronique, que les textes numériques gardent une certaine ressemblance avec ceux publiés en format papier ou pas.

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